ALGÉRIE Communiqué du Comité ouvrier international (COI)

Le 25 septembre, le tribunal militaire de Blida en Algérie a condamné à 15 ans de prison Louisa Hanoune, la secrétaire générale du Parti des travailleurs d’Algérie. 

Louisa Hanoune, en détention depuis le 9 mai, était jugée dans le cadre du procès du frère de l’ex-président, Saïd Bouteflika, et des généraux Toufik et Tartag. Les quatre prévenus étaient accusés de « complot contre l’État ». 

Le Comité ouvrier international (COI) condamne cette décision du tribunal militaire, et exige la mise en liberté immédiate de Louisa Hanoune et de tous les détenus d’opinion en Algérie. 

Quelle que soit la position qu’on puisse avoir sur la situation algérienne et quelles que soient les opinions que l’on puisse avoir sur les positions politiques de Louisa Hanoune et de son parti, rien ne peut justifier qu’une responsable d’un parti politique, a fortiori d’un parti se réclamant des travailleurs, soit frappée par la répression. Répression que le régime algérien déchaîne depuis des mois contre des militants, des manifestants, des avocats, des syndicalistes, des jeunes, sous les prétextes les plus divers. 

C’est aux travailleurs et au peuple algérien, et à eux seuls, de décider quels partis les représentent et quels partis ne les représentent pas. Et ce n’est pas aux tribunaux militaires ni aux généraux. 

Nous réaffirmons la prise de position que nous avons exprimée à plusieurs reprises depuis le 9 mai, notamment en faisant circuler à l’échelle internationale l’appel des militants ouvriers américains: libération immédiate de Louisa Hanoune et de tous les détenus politiques en Algérie. 

Nous invitons les militants ouvriers de toutes tendances à exiger, sous les formes qu’ils détermineront, l’exigence de la libération de Louisa Hanoune et de tous les détenus politiques. 

Le 26 septembre 2019 

Daniel Gluckstein                          Nambiath Vasudevan