HAÏTI Ce soulèvement populaire que la « presse servile » ne veut pas voir (Haïti Liberté)

Alors qu’en Haïti tombe « une pluie continue de manifestations » pour en finir avec le président illégitime Jovenel Moïse, qui ne règne que par le soutien des troupes d’occupation des Nations unies, la presse capitaliste occidentale continue d’ignorer le soulèvement populaire.

« Les événements populaires qui se déroulent dans notre pays sont venus une fois de plus dévoiler le vrai visage d’une certaine presse étrangère (…). Y a-t-il là de quoi s’étonner ou être indigné ? Pas nécessairement. Il n’y a rien d’anormal ni d’étonnant puisque cette presse odieusement réactionnaire a bien su sa leçon d’histoire, elle ne défend que les intérêts des multinationales et des puissances impérialistes de façon à briser tout mouvement d’émancipation nationale et de progrès. Cette presse hautement spécialisée n’est pas tout à fait libre et indépendante, elle n’a pas la liberté de tout dire, surtout quand ce sont les classes ouvrières qui se révoltent et résistent héroïquement, en évoquant les mouvements de libération nationale des peuples contre la domination hégémonique d’une certaine puissance impérialiste. En effet, ce silence opaque et orchestré qui se fait sur la lutte du peuple haïtien par les médias traditionnels au service des pays occidentaux est une façon de néantiser l’assaut à la citadelle impérialiste par les masses laborieuses (…). Que la presse servile sache qu’on ne peut jamais étouffer la voix de la résistance d’un peuple luttant pour sa liberté ! »

(Extraits de l’éditorial de Berthony Dupont, dans Haïti Liberté, 23 octobre 2019)