FRANCE 11 mai Meeting internationaliste à Strasbourg À bas les institutions antidémocratiques de l’Union européenne ! Un appel du Bureau national du Parti ouvrier indépendant démocratique (POID)

Travailleurs, jeunes, militants de tous les courants du mouvement ouvrier 

Nous vous prochain à vous réunir à Strasbourg dans un grand meeting internationaliste(1). Strasbourg, la ville où siège le prétendu Parlement européen, qui n’est en réalité qu’une décoration pour envelopper les mesures antidémocratiques, anti-ouvrières, antisociales des institutions de l’Union européenne. 

À Strasbourg le 11 mai, nous dirons : 

«Cette Europe n’est pas la nôtre!» 

L’Europe qui privatise, l’Europe qui déréglemente, l’Europe qui impose les plans d’austérité à tous les peuples du continent. 

Oui, c’est un fait que les travailleurs et les jeunes en France vérifient quotidiennement : toutes les contre-réformes du gouvernement, Blanquer, Buzyn, retraites, SNCF, toutes les coupes dans les budgets publics qui entraînent la privatisation et la destruction des services publics, les centaines de milliers de suppressions d’emplois, tout découle des traités européens, de la fameuse concurrence libre et non faussée, de l’équilibre imposé de l’euro, des critères de Maastricht et de toutes ces mesures qui démantèlent dans chacun de nos pays les conquêtes ouvrières. 

Le prétendu Parlement européen a pour seule fonction de faire croire à une caricature de démocratie, Parlement sans pouvoir, chargé uniquement de camoufler la véritable dictature de la classe capitaliste qui s’exprime à travers les institutions de l’Union européenne. 

À Strasbourg, avec nos camarades de toute l’Europe, nous dirons : il faut en finir avec cette Europe des traités, des critères, de la dictature de la Banque centrale européenne. 

Nous dirons : il faut en finir avec cette prison des peuples avec nos camarades de Catalogne dont le formidable mouvement pour imposer la République catalane a été coupé net par la répression déchaînée par la monarchie, héritière du franquisme, appuyée directement par l’Union européenne. Encore aujourd’hui, des dizaines de militants de la République catalane croupissent en prison du fait de cette répression. Nous dirons : il faut en finir avec cette prison des peuples, celle qui, depuis trois ans, prétend empêcher les travailleurs et le peuple de Grande-Bretagne de mettre en œuvre le Brexit pour lequel ils ont démocratiquement voté, mais qui est impossible pour les puissants qui dirigent l’Union européenne parce que cela voudrait dire que les peuples ont le droit de décider. 

À Strasbourg, nous dirons : on veut nous faire croire que « L’Europe, c’est la paix », que le siège du Parlement européen, à Strasbourg, serait le symbole de « la réconciliation franco-allemande », qu’il serait le symbole de « l’Europe de la paix ». Mais l’Europe des capitalistes, c’est l’Europe de la guerre. L’Union européenne a soutenu, cautionné et participé à toutes les guerres impérialistes de ces dernières années : première guerre du Golfe en 1992, dislocation de la Yougoslavie, bombardements de l’Afghanistan, deuxième guerre du Golfe en 2003 et toutes les interventions militaires impérialistes sur tous les continents de la planète. C’est ce Parlement européen qui, en reconnaissant, dès le 31 janvier 2019, le président autoproclamé du Venezuela Juan Guaidό, a soutenu la tentative de coup d’État de l’impérialisme américain au Venezuela. 

À Strasbourg, nous irons en délégation large pour dire : oui, les peuples ont le droit de décider. Tous les peuples ont le droit de décider. Le peuple en France a le droit de décider. Il a le droit de décider qu’il faut en finir avec Macron, avec la Ve République et qu’il faut préparer les conditions de la grève générale. 

Nous irons à Strasbourg pour dire : nous revendiquons l’Assemblée constituante souveraine. Le peuple en France a le droit de décider de son avenir, de la forme et du contenu de la démocratie. Il a le droit de décider de rompre les liens qui l’emprisonnent dans le carcan de l’Union européenne. 

Travailleurs, jeunes, militants de toutes tendances, 

Nous appelons à aller à Strasbourg parce que nous sommes attelés à la tâche de la construction d’un authentique parti ouvrier qui défend les intérêts des travailleurs face à la classe capitaliste, comme nous sommes engagés dans le combat pour l’Internationale ouvrière avec nos frères et sœurs, travailleurs, militants et jeunes de toute l’Europe et du monde entier, parce que nous agissons pour l’union libre et fraternelle de tous les peuples d’Europe et du monde débarrassés de la guerre et de l’exploitation. 

À bas la guerre ! À bas l’exploitation ! 

À bas les institutions antidémocratiques de l’Union européenne ! 

Pour l’Europe libre des peuples et des nations libres, librement associés ! 

Pour l’Europe libre des travailleurs et des jeunes librement associés, tous à Strasbourg le 11 mai. 

1. Ce rassemblement internationaliste a été convoqué par la Conférence ouvrière européenne qui s’est réunie à Montreuil le 12 mai 2018.