« Intérêt général » ?

Communiqué du Parti des travailleurs du 6 décembre 2024

Des millions de travailleurs de la fonction publique d’État, territoriale et hospitalière en grève, unis dans la grève sur les revendications malgré les tentatives (déjouées) de division… 200 000 manifestants soudés sur les revendications… Des assemblées générales discutant de la poursuite du mouvement…

De tout cela, Macron n’a rien dit dans son allocution de jeudi soir.

Mais il en appelle à un « gouvernement d’intérêt général ».

Intérêt général, les 300 000 emplois menacés dans le privé ?

Intérêt général, les 150 000 emplois de la fonction publique menacés ?

Intérêt général, les attaques contre la Sécurité sociale ?

Toutes ces mesures du projet de budget Barnier se retrouveront, Macron l’a annoncé, dans le projet de budget soumis par le prochain gouvernement, quel qu’il soit.

Et pourtant… le Parti socialiste se dit prêt à participer à un gouvernement avec le centre et la droite. La France insoumise demande la démission de Macron et une élection présidentielle anticipée où son candidat pourrait l’emporter. Du côté des directions syndicales nationales, des initiatives prévues sont décommandées les unes après les autres au prétexte de l’absence de gouvernement. Les uns et les autres participent ainsi à la défense des institutions antidémocratiques de la Ve République.

Macron doit être chassé, bien sûr ! Mais il ne suffira pas de changer de président, il faut en finir avec la Ve République aussi ! Ce dont les travailleurs ont besoin, ce sont de nouvelles institutions conformes, non au prétendu intérêt général, mais aux intérêts de la majorité, celle qui n’a que son travail pour vivre.

Une seule voie peut conduire à cette rupture, celle empruntée le 5 décembre : la mobilisation unie des travailleurs qui décident eux-mêmes de leurs revendications et des moyens de la vraie grève, qui contraindra le gouvernement, quel qu’il soit, à reculer.

Toi aussi, pour combattre pour l’unité, pour un gouvernement des travailleurs et de la démocratie, pour la grève générale qui permettra la satisfaction des revendications, rejoins le Parti des travailleurs.