À la veille de la journée internationale du 8 mars

Lettre de Rubina Jamil (Pakistan) et Christel Keiser (France) aux signataires de l’appel à une rencontre internationale de femmes travailleuses

Chères ami(e)s et camarades, 

Nous sommes fières de pouvoir vous annoncer que, un mois après avoir lancé notre appel « pour une rencontre internationale de femmes travailleuses » (voir au verso), plus de 300 femmes, travailleuses, jeunes, militantes politiques et syndicales, responsables d’associations et d’organisations de 32 pays, ont contresigné cet appel. 

Ce premier résultat nous indique d’ores et déjà quel pourrait être l’impact de la rencontre internationale de femmes travailleuses que nous avons proposé de réunir, si les conditions le permettent, cette année, un jour avant la conférence mondiale contre la guerre et l’exploitation, à l’appel du Comité ouvrier international pour l’Internationale ouvrière. 

Notre appel proposait qu’à l’occasion des réunions publiques, manifestations et rassemblements organisés le 8 mars, l’initiative de cette rencontre internationale soit soumise aux participantes afin de constituer de premières délégations. 

Dans une semaine aura lieu le 8 mars 2021. 

D’ores et déjà, nous avons commencé à recevoir des informations sur les initiatives prises ce jour-là par les signataires de l’appel, ou auxquelles les signataires de l’appel participeront (y faisant connaître la proposition de la rencontre internationale). 

Au Pakistan, la Fédération syndicale – All Pakistan Trade Union Federation (APTUF) – organise le 8 mars à Lahore une assemblée de 1 000 femmes travailleuses des secteurs formel et informel, briqueteries, employées de maison et travailleuses à domicile. Après cette assemblée, une marche des femmes aura lieu de Nibat Road jusqu’au Club de la Presse de Lahore. 

En France, la Commission femmes travailleuses du POID organise le samedi 6 mars un meeting « en ligne » (puisque 

toutes les salles nous ont été refusées pour cause des mesures de restriction liées à la pandémie). Ce meeting a été conçu autour d’une large tribune où prendront la parole de nombreuses militantes ouvrières, travailleuses, mères de famille (et aussi des militants hommes) qui interviendront sur différents aspects du combat des femmes et des travailleuses contre la politique du gouvernement Macron. 

Aux États-Unis, un meeting « en ligne » est organisé dimanche 7 mars, à partir des 18 militantes qui avaient contresigné l’appel. 

En Italie, la Commission femmes travailleuses du journal ouvrier mensuel Tribuna Libera, qui s’était constituée l’an dernier, a organisé une réunion publique le 9 mars. 

Au Maroc, les signataires de l’appel organisent une réunion le 6 mars à Tétouan. 

Au Mexique, un meeting « en ligne » est organisé, où prendront la parole des ouvrières des maquiladoras, des paysannes, des étudiantes, des militantes pour le droit des femmes à disposer d’elles-mêmes de différents États du Mexique. 

Nous sommes en train de prendre les dispositions permettant que dans chacune de ces initiatives des messages (y compris des messages en vidéo) de militantes signataires de l’appel de différents pays puissent être disponibles afin que chaque initiative, « grande » ou « petite », puisse intégrer la dimension internationaliste qui fait la force de notre appel. 

Ce qui aidera à constituer les premières délégations à notre rencontre internationale. 

Merci à toutes et à tous de nous faire connaître sans attendre les initiatives prises dans votre pays, sous quelque forme que ce soit. Et de préparer les reportages, comptes-rendus, photos de ces initiatives pour que nous puissions en rendre compte à toutes les signataires à l’échelle internationale.